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5 artistes africains ayant inspiré le Hip-Hop US

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Ce que j’aime dans la musique, c’est le brassage des cultures, notamment entre afrodescendants. Grande mélomane, l’un de mes passe-temps favoris est de découvrir quel son a samplé un autre. Un sample késako ? C’est lorsqu’un producteur, un beatmaker, plus généralement un artiste, utilise une partie d’une chanson existante, la retravaille et crée un beat tout à fait propre. Il s’agit d’une technique délibérée, qui présuppose de créditer l’artiste original (sinon c’est du Plagiat, hein Beyoncé). Le problème des US, c’est qu’iels ont souvent tendance à croire que tout leur appartient. Iels ont souvent profité de la méconnaissance de leur public de la musique africaine afin de voler sans créditer nos artistes africains.

Donc voici une petite liste non exhaustive de mes 5 artistes préférés ayant quelquefois été crédités (ou pas !) par les artistes hip-hop des US. For the culture.

1. FELA KUTI

Fela Kuti est une icône nigériane la plus samplée dans le domaine musical. Au moins 73 fois (si on se réfère uniquement aux crédits accordés). Mais aujourd’hui je ne vous en présenterai que 3.

Gentleman (1973)

Il a notamment été repris par J.Cole dans son album Born Sinner pour le titre Let Nas Down . Ecoutez Gentleman à partir d’1:13.  Vous reconnaîtrez facilement le saxophone repris par Jermaine et Nas en personne.

Mr Grammarticalogylisationalism Is the Boss (1977)

En 2008, le groupe The Roots sort I will not apologize. Le groupe décide de rendre un hommage à Fela Kuti et son intégrité dans le monde de la musique. Ce morceau a aussi pour but de réaffirmer les positions politiques du groupe.

Pour ce faire, ils décident de sampler Mr Grammarticalogylisationalism Is the Boss de Fela Kuti (Ecoutez à partir de 0:52).

Colonial Mentality (1977)

Timbaland a aussi usé de la Kuti Magic. Avant toutes choses, il faut savoir que Timbaland s’est beaucoup inspiré des sons du Maghreb, du Moyen-Orient et de l’Afrique Noire dans les années 2000 SANS JAMAIS CREDITER (voleur). Ce fut le cas pour le son Watcha gonna do destiné à Missy Elliot, en réalité un sample de Colonial Mentality.

Ecoutez la version originale de Fela Kuti

Really Timbaland ? C’est comme ça ?

 

2. J. M. TIM AND FOTY

Des légendes du Makossa. Le duo a apporté un nouveau souffle au genre, mélangeant funk, Afro beat et Afro Jazz Fusion avec leur son Doula By night (1978).

Je vous ai dit que Timbaland était un voleur de première catégorie, n’est-ce pas ?

Après la séparation du groupe, TIM décide de faire une reprise de SON morceau pour revenir sur scène. Cependant, il est vite stoppé par son studio qui lui apprend que Missy Elliot serait la propriétaire du morceau.

Comment ça ?

Et bien Timbaland a utilisé 70 % du rift de guitare du son camer.

Je pense qu’une seule seconde suffit pour constater le délit :

https://www.youtube.com/watch?v=mXt9LzegW3w

 

Un arrangement sera trouvé en 2010 (presque 10 ans plus tard), ce qui permettra à TIM de toucher ses royalties ainsi qu’une compensation financière pour le plagiat.

3. André-Marie Tala

Un sample qui débuta aussi sur un plagiat !

En 1975, André-Marie Tala rencontre James Brown et décide de lui donner un aperçu de la musique camerounaise avec son son Hot toki. James Brown en tombe amoureux  et décide de sortir Hustle.

Ecoutez bien.

André-Marie Tala Hot Toki (1973)

James Brown Hustle (1975)

Les mélodies sont les mêmes. A une tonalité près. Sauf que James Brown ne va JAMAIS créditer André-Marie Tala. Ce dernier est obligé de passer par la justice américaine, qui lui accordera la compensation financière méritée 4 ans plus tard. Malheureusement, il ne pourra en jouir pleinement, l’argent ayant surtout servi à payer ses avocats.

4. Balla et ses balladins

BON, LA C’EST LA FIERTE GUINEENNE QUI PARLE (oui, je suis guinéenne).

Balla et ses balladins (ou Orchestre du Jardin de Guinée) est un orchestre guinéen créé en 1962 (donc 4 ans après l’indépendance du pays). C’est un groupe de légende, qui mit les feu à Conakry durant les années 60. L’un de leur mot d’ordre est d’allier musicalité et interprétation mais surtout renforcer la culture du pays nouvellement indépendant. L’un des sons les plus connus est Paulette :

Et ce son me tient particulièrement à cœur dans la mesure où il a été repris par l’un de mes rappeurs préférés, J.Cole (oui encore lui mais il n’y en a jamais assez) dans Can’t Get Enough : 

(Pour trouver le sample, allez aux minutes 0:17 et 2:45 de Paulette).

C’est ce que j’appelle un artiste pro-black sur tous les plans.

5. Black Savage

Si je décide de parler de Black Savage aujourd’hui, c’est pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, pour les personnes qui ne connaîtraient pas, Black Savage est un groupe Kenyan des années 1970 qui faisait ce qu’on appelle du Rock « Psychedelic » (oui car les noirs font du rock, ce sont même eux les précurseurs). Ils sont longtemps tombés dans l’oubli, rendant difficile la recherche d’albums physiques mais ont gagné un récent intérêt sur la scène afro.

L’un de leur son populaire fut Kothbiro (1976), une balade qui parle de la vie rurale un jour de pluie. Il regagna une visibilité auprès du grand public dans le film The Constant Gardener (2005) de Fernando Meireilles (que je vous recommande vivement).

Irony, sweet Irony, Mr Make America Great Again even if I am black, but I don’t care about black people because I am Rich now a repris ce son en 2018 dans Yikes.

Mais si, KANYE WEST, celui qui pense que l’esclavage est un choix et que Trump est un bon président.

I SAID WHAT I SAID !

Plus sérieusement, dans ce morceau, Kanye parle de ses démons, de la drogue ainsi que de différentes addictions. Le thème se manie parfaitement à la mélancolie de Kothbiro. Et il a pris la peine de créditer Ayub Ogaba, membre du groupe Black Savage et producteur du son.

https://www.youtube.com/watch?v=orGu5lQsgNg

Et vous, quels sons africains samplés préférez-vous ?

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Si l’accord de Jay-Z avec la NFL vous surprend, c’est que vous n’avez pas bien suivi la carrière de Jigga

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L’annonce de la signature d’un accord entre le magnat du hip-hop, Jay-Z, et la NFL – la Ligue Nationale de Football Américain – a suscité de vives réactions au sein de la communauté noire américaine, mais également auprès des afro-descendant·e·s à travers le monde. Oui, nous ne sommes pas tous américain·e·s mais l’actualité des noir·e·s dans ce qui est aujourd’hui considéré comme la première puissance mondiale rythme notre fil d’actualité.

En plus de devenir copropriétaire d’une équipe de la NFL (qui n’a pas encore été révélée), le rappeur et homme d’affaires originaire de Brooklyn s’occupera de la programmation musicale des événements organisés par la NFL – dont le légendaire Super Bowl – et proposera des programmes de divertissement axés sur la justice sociale, selon les termes du contrat.

Si ce contrat provoque autant d’indignation, c’est qu’il survient trois ans après que l’ancien joueur de NFL, Colin Kaepernick, se soit engagé dans un bras de fer contre l’institution en s’agenouillant lors de l’hymne américain pour protester contre les violences policières faites aux Noir·e·s Américain·e·s. Limogé par la NFL et critiqué par la frange conservatrice de l’Amérique, Kaepernick est par la suite devenu le symbole d’un mouvement de protestation qui n’a cessé de prendre de l’ampleur. Plusieurs personnalités, afro-américaines ou non, ont ainsi apporté leur soutien au joueur, de Stevie Wonder à Ava DuVernay, en passant par Pharrell Williams ou Alyssa Milano.

En 2019, Rihanna appelle même au boycott du Super Bowl et refuse de s’y produire pendant la mi-temps. Comble du comble, Jay-Z lui-même rappait ces paroles dans son titre « APES**T« , aux côtés de son épouse, Beyoncé : « J’ai dit non au Super Bowl / Vous avez besoin de moi, je n’ai pas besoin de vous ».

Ce deal, qui survient alors même que Colin Kaepernick n’a jusqu’à ce jour été recruté dans aucune nouvelle équipe, est donc vécu par beaucoup d’afro-américain·e·s comme un désaveu, pire, une trahison de la part de celui qui est récemment devenu le premier milliardaire issu de la scène hip-hop.

Jay-Z – Shawn Carter de son vrai nom – estime quant à lui que, désormais, la lutte contre les injustices sociales aux Etats-Unis a besoin d’un nouveau souffle, si l’on suit sa ligne défense : « C’est l’opportunité de faire autre chose que s’agenouiller, et de se mettre à agir ».

Quiconque a porté son attention sur Jay-Z pendant plus de 30 ans de carrière dans le rap n’a toutefois pas été surprisShawn Carter est, après tout et avant tout, un magnat. Une entreprise. Il a toujours tissé son activisme politique avec la loyauté capitaliste. S’attendre à autre chose de sa part, même en ce moment où le nationalisme blanc est à son paroxysme sous l’ère Trump, c’est probablement mal comprendre ce qu’il a toujours défendu : le dollar. Le cash. Le blé. Le fric. La moula.

On parle du mec qui alignait les métaphores faisant allusion à l’argent dans ses morceaux comme lorsqu’il rappaitI’m gon’ get richer, by any means, with that thing Malcolm palmed in the picture ou encore I’m like Che Guevara with bling on, I’m complex. Il y a ceux qui voient la justice en termes de vérité, d’impartialité et d’équité. Et puis il y a ceux qui, comme Jay-Z, la voient en termes de richesse, de pouvoir et *éventuellement* d’équité.

Ne dit-on pas que « Tout homme a son prix » ? La NFL semble avoir trouvé celui de Jay-Z. Après avoir lui-même critiqué la ligue et soutenu Kaepernick dans le temps, le rappeur a fait marche arrière. Il aurait même déclaré avoir demandé à Travis Scott de ne pas se produire lors du dernier Super Bowl, non pas à cause de « l’affaire Kaepernick », mais parce que Travis Scott serait passé au second plan et aurait joué le deuxième violon pour Maroon 5.

La philosophie du « Cash Rules Everything Around Me » face aux injustices sociales

Jay-Z n’est pas le premier noir américain à vouloir jouer la carte du « C.R.E.A.M » – Cash Rules Everything Around Me (« l’argent dirige tout autour de moi ») – pour prétendre répondre aux injustices sociales. Tout au long du XXe siècle, de nombreux militants noirs ont avancé des arguments similaires – fondés sur la loi du marché – en matière de droits civils pour soutenir une logique selon laquelle la création de richesses et l’acquisition d’un véritable pouvoir économique pourraient faire pencher la balance quant au racisme et aux injustices sociales.

Historiquement, de nombreux leaders noirs importants ont adopté des stratégies économiques pour aider les Afro-Américains à, au moins, mieux faire face au racisme. En 1920, la National Urban League est créée afin de permettre aux Afro-Américain·e·s « d’obtenir leur indépendance financière, la parité, le pouvoir, et les droits civiques ». En 1960, les dirigeants du Congress of Racial Equality (littéralement « Congrès pour l’égalité des races »), ou CORE, proposent au Congrès un projet de loi sur l’autodétermination des communautés, qui préconise la création d’une société de développement communautaire sur le modèle de La Banque Mondiale, financée par le Trésor américain, qui financerait et garantirait le logement et des prêts pour les entreprises au sein de la communauté noire. Ce projet de loi a été présenté au Sénat cette année-là, avec le soutien de plusieurs républicains, bien qu’il n’ait abouti à rien.

Roy Innis, co-directeur du CORE avec Floyd McKissick, avait alors fait une déclaration sensiblement similaire à celle de Jay-Z avant de finalement quitter le CORE et le monde du travail à but non lucratif pour créer la société McKissick Enterprises, spécialisée dans le développement immobilier commercial. Il l’a lancée avec un manifeste intitulé « Dédié à la construction d’un pouvoir économique noir ». Il était ainsi littéralement en train de poser les prémices du Capitalisme Noir. Aujourd’hui, on pourrait dire que Jay-Z est en train de concrétiser le rêve le plus fou de McKissick : c’est un milliardaire qui met l’accumulation des richesses au centre de sa théorie du changement et de l’émancipation.

Dans le meilleur des cas, Jay-Z est animé par des bonnes intentions mais sous-estime les enjeux d’un tel partenariat / surestime ses connaissances ; dans le pire, il est juste prêt à sacrifier toute personne et toute cause pour atteindre ses objectifs.

Shawn Carter a offert à la NFL un accès sans culpabilité au public, à la culture, aux artistes et aux influenceurs Noirs. La question qui se pose est de savoir si Jay-Z a tiré les leçons des échecs du passé quant au capitalisme noir ou s’il reproduira simplement les mêmes erreurs. Le capitalisme noir a souvent été utilisé comme un leurre au lieu d’un compte rendu honnête d’un problème systémique.

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Puma célèbre l’héritage de Nipsey Hussle à travers une collaboration posthume très attendue

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Le 31 mars 2019, Ermias « Nipsey Hussle » Asghedom fut assassiné devant son magasin, The Marathon Clothing. Il avait 33 ans. Peu de temps avant cette tragédie, le rappeur s’était associé à la griffe Puma afin de lancer une collaboration entre Marathon Clothing et le géant allemand. Après sa mort, la marque a décidé de poursuivre le partenariat en hommage à Hussle et de reverser la totalité des gains à la fondation de l’artiste :

« Nous allons continuer à sortir des produits créés avec lui. Nous allons également continuer les actions caritatives pour soutenir ce qu’il faisait à Crenshaw (Ndlr : quartier de Los Angeles) et poursuivre son travail qu’il menait par le biais de sa fondation.« 

Cinq mois après le drame, Puma concrétise la vision du rappeur Nipsey Hussle et annonce la sortie de sa collection capsule le 5 septembre prochain.

« Je voulais que les gens fassent l’expérience de ce que j’ai vécu en travaillant avec lui. […] Nous le connaissons sous l’angle de la musique, mais le connaissons-nous du point de vue du style ? Cette collection parle de différentes facettes de qui il était.« , a déclaré Ian Forde, merchandising manager chez Puma.

La collection de 19 pièces – comprenant entre autres deux coloris de l’emblématique basket Puma California – a été conçue à partir des mensurations de Hussle. Chaque élément de la capsule a été créé pour représenter la Californie et l’univers du rappeur emblématique.

Hussle a été tué le 31 mars, la veille de sa réunion avec le maire de Los Angeles, Eric Garcetti, Jay-Z et des membres de Roc Nation, pour discuter de la lutte contre la violence des gangs dans sa ville natale.

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Our team is proud to announce that our first collaborative capsule with Puma drops on September 5th 2019. Nipsey spearheaded this project from concept to final product over the course of last year, flying to meetings, reviewing samples, bringing in material references he liked, and most importantly ensuring that it reflected his style authentically with no compromise. Each detail from logo placement, fit, colorways, and materials was thoughtfully done. His signature style and DNA can be found in each garment that’s part of this collection from the khaki suit to the tracksuit. This project is very special to our team and we’re handling it with the utmost care to ensure it’s delivered exactly as Nipsey envisioned it. It’s a privilege for us to honor his commitment and carry out this project for people to receive a personally curated collection by Nip Hussle Tha Great.

Une publication partagée par Nipsey Hussle (@nipseyhussle) le 19 Août 2019 à 7 :00 PDT

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Tyra Banks parle de sa « rivalité » supposée avec Naomi Campbell

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Naomi Campbell, Tyra Banks et Beverly Peele pourVogue (1992) Photographié par Patrick Demarchelie

En 2005, Tyra Banks a interviewé Naomi Campbell lors de son émission télévisée « The Tyra Banks Show », au cours de laquelle elle a avoué à Campbell qu’elle se sentait maltraitée par elle et souvent intimidée. Les deux femmes étaient les mannequins noires les plus populaires à la même époque, dans les années 90, bien que Naomi Campbell était davantage implantée dans le milieu au moment où Tyra Banks a commencé le métier.

En 2016, selon le magazine People, Tyra Banks a déclaré qu’elle avait toujours « peur » de Campbell, toutes ces années plus tard, et elle en a récemment parlé de nouveau avec le Wall Street Journal. Alors qu’elle discutait de ses projets d’entreprise actuels, y compris de son parc à thème pour devenir mannequin, Modelland, Banks a été interrogée sur Campbell et le mot « rivalité » a été évoqué.

Dans le passé, Banks avait déclaré qu’elle idolâtrait Campbell et qu’elle accrochait ses photos.

« Ce n’était pas une rivalité », a déclaré la créatrice de l’émission de télé-réalité « America’s Next Top Model » au journal. « Et je suis très sensible à ce mot, car une rivalité, c’est entre deux personnes égales, pour moi, alors que là, l’une était très dominante. C’était un supermodel et j’étais une nouvelle fille qui avait pris l’avion pour Paris et qui étudiait la mode dans des magazines ou dans une bibliothèque de mode. »

« J’ai eu des débuts très douloureux à Paris », a-t-elle poursuivi. « Même si j’étais prise pour tous les défilés de mode, les gens ne savaient pas que je rentrais chez moi la nuit en pleurant, car une femme à qui je ressemblais semblait ne pas vouloir que je sois là et faisait tout en son pouvoir pour me faire partir. »

Tyra Banks a confié qu’elle était aussi déconcertée par les mauvais traitements allégués que blessée, mais qu’elle a ensuite compris pourquoi Naomi Campbell ne l’aurait peut-être pas accueillie à bras ouverts.

« Je ne comprenais pas cela en tant que jeune fille (…) « Pourquoi fait-elle cela ? C’est si méchant, c’est si affreux. » L’adulte que je suis comprend qu’elle réagissait à une industrie où il s’agissait avant tout d’être une Token (Ndlr : Token fait référence au « noir alibi », membre d’une minorité, placé dans le but de représenter cette minorité.) », a expliqué Banks.

 

En 2013, Naomi Campbell avait également été interrogée, huit ans après s’être assise avec Tyra dans le « Tyra Banks Show ».

« Cela me contrarie de devoir opposer deux femmes de couleur », avait déclaré Naomi lors de son passage dans “Watch What Happens Live with Andy Cohen”.

« Vous pouvez avoir plus d’une femme de couleur dans un défilé de mode », a-t-elle ajouté. « Malheureusement, à l’époque, vous ne pouviez en avoir qu’une, alors l’autre se sentait mal à l’aise. Je suis très fière de Tyra (…) Je suis fière de la connaître. »

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