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Cette auteure d’origine nigériane imagine ce que les habitants du Wankada mangeraient

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Le film Black Panther est rempli de références culturelles africaines, que ce soit sur le plan vestimentaire, historique ou linguistique. Mais de quoi se nourrissent les habitants du Wakanda? C’est la question à laquelle a tenté de répondre Nnedi Okorafor, une écrivaine américaine de science-fiction récompensée par de nombreux prix et très appréciée par le public. En collaboration avec la plateforme culinaire de Buzzfeed, l’auteure s’est inspirée de plats d’Afrique de l’Est pour imaginer un festin digne du Wakanda.

« Wakanda est un amalgame de plusieurs cultures africaines. Ainsi, tout comme le film tire ses origines de la joaillerie, de l’art, du textile, de l’architecture et de la musique africains, les cuisines de Wakanda suivraient la même ligne de pensée.

Wakanda est enclavé en Afrique de l’Est, donc nous avons cherché dans les pays environnants pour nous inspirer »

Une cuisine riche

« Wakanda est une nation très riche, donc la nourriture serait très riche et aurait les meilleurs ingrédients.

Les animaux qu’ils mangeraient seraient des animaux propres et heureux. Une grande partie de ce dont les Wakandais auraient besoin proviendrait de Wakanda. « 

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Que signifie être végétalienne (végane) et noire dans la vie de tous les jours

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Sans trop réfléchir, pour vous, à quoi ressemblerait un groupe de «végans»? A vrai dire, il n’y a pas de bonne réponse, mais je parie que l’image que vous vous faites du «véganisme» est essentiellement (sinon exclusivement) blanche. Le commun des mortels a encore tendance à penser que les végans sont essentiellement des blanc·h·es privilégié·es. Ce qui n’est pas totalement faux puisque c’est un mouvement traditionnellement «blanc»le véganisme, et non le fait de ne pas consommer de viande –  et que les blanc·he·s y sont majoritairement représenté·e·s. Mais quand on y pense, en quoi l’origine ethnique aurait-elle quelque chose à voir avec les préoccupations liées au sort des animaux?

J’étais déjà végétalienne bien avant que le sujet ne se transforme en « marronnier » dans la presse et ne devienne en quelque sorte H.Y.P.E. D’abord parce que je n’ai jamais été une grande adepte de viande, mais surtout parce qu’au fil des années, je suis devenue de plus en plus sensible aux souffrances qu’endurent les animaux.

Être noire et végane ou afro-végane, qu’est-ce que cela implique pour moi au quotidien?

C’est ne pas manger de viande mais concilier avec le fait que la viande fasse partie intégrante de ma culture.

Mes parents sont originaires d’Afrique de l’Ouest. S’ils ont toujours bien accepté le fait que je doive adapter le Tiep, Yassa ou Mafé à mon mode de vie soucieux de la cause animale, je dois en revanche souvent me résigner à accepter le fait que l’élevage, l’abattage et la consommation d’animaux constituent une part importante de ma culture. La viande joue un rôle important dans le régime alimentaire de ma famille, dans notre culture, religion et même économie puisqu’elle permet à une grande partie de ma famille, au Sénégal et au Mali, de vivre. Et c’est le cas dans beaucoup d’autres familles aussi bien en Afrique qu’en France, même si à l’époque de nos grands-parents, la viande était surtout réservée aux grandes occasions ou aux familles plus aisées.

Aujourd’hui, il est irréaliste de croire que la majorité des Africains abandonnera la viande. Ce qui ne m’empêche pas de les initier à remplacer la viande par des légumes ou légumineuses dès que j’en ai l’occasion.

C’est concilier deux luttes et les faire se chevaucher.

SCOOP – Être végan·e c’est pour les privilégié·e·s. Mais le privilège n’est pas toujours financier et peut être social: si vous avez l’opportunité de faire passer la vie et les besoins des animaux avant ceux de votre communauté ou du moins les personnes qui vous ressemblent, c’est un privilège en soi. Comment par exemple sensibiliser un jeune à la cause animale et aux droits des animaux quand lui-même se fait encore contrôler au faciès par la police? Quand lui-même se fait encore suivre dans les rayons de supermarchés par la sécurité? Quand ses idoles footballeurs se font en permanence déshumaniser dans les tribunes avec des cris de singes ou de des jets de peaux de bananes?

Lutter contre le racisme est éreintant. Tant que les noir·e·s n’auront plus à se soucier de leur bien-être en permanence, beaucoup d’entre nous auront vraisemblablement du mal à s’occuper du bien-être des autres même s’il est parfaitement possible de concilier deux luttes. Pour bon nombre d’entre nous, se battre pour les droits des animaux alors même qu’à travers le monde, les nôtres sont toujours bafoués semble très paradoxal. Nous devons encore affronter tous les jours racisme institutionnel, discours anti-immigrés et micro-agressions. Aussi, bien que ça me chagrine, je comprends souvent lorsque je rencontre des personnes qui me répondent que «les africain·e·s et les noir·s en général, ont d’autres problèmes à gérer».

C’est être confrontée aux parallèles douteux des défenseurs les plus radicaux de la cause animale

En février 2017,  «269Life Libération animale», une association qui se définit comme «antispéciste et abolitionniste reposant sur un activisme offensif et usant de la « désobéissance civile » comme stratégie» a créé un événement Facebook pour une action en préparation «dans le cadre de la journée commémorative de l’esclavage», le 10 mai. L’idée: mettre sur le même plan la fin de l’exploitation animale et l’abolition de l’esclavage. Devant les protestations, l’association a fait marche arrière et reconnu une «maladresse».

Ce cas de figure, heureusement isolé en France, est malheureusement répandu chez les anglo-saxons où les végans blancs les plus radicaux affichent sans désinvolture leur racisme, en comparant l’esclavage des noir·e·s avec la maltraitance des animaux ou en trollant le mouvement #BlackLiveMatters. Cela montre à quel point beaucoup de personnes sont encore déconnectées de l’expérience des noir·e·s.

Il est encore difficile pour beaucoup de comprendre d’une part que le racisme est bel et bien réel et contemporain, et d’autre part qu’il est possible de se soucier à la fois du bien être des noir·e·s et des droits des animaux, ce que les nombreux végétaliens noirs font par défaut.

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Où manger Africain à Lyon? Nos bonnes adresses

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Vous êtes de passage dans la capitale des Gaules ou vous envisagez d’y faire un tour et vous souhaitez manger un bon Tiep Bou Dien, Mafé, Yassa en buvant du Bissap? Alors cet article a été pensé pour vous. Bien ces dernier·e·s soient beaucoup moins représentés qu’à Paris, les afro-descendant·e·s de Lyon n’en sont pas moins présent·e·s. Il fut un temps où manger « Africain » à Lyon relevait du véritable parcours du combattant. Il fallait en effet traverser toute l’agglomération lyonnaise afin de se rendre dans le quartier de la Guillotière puis, soit opter pour l’une des quelques épiceries « exotiques » à disposition et faire du fait-maison, soit pousser les portes d’un des nombreux maquis de la grande rue de la Guillotière, avec la crainte que le lendemain, il ait mis les clés sous la porte.

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Désormais, la gastronomie africaine dispose de quelques spots bien sympathiques à Lyon afin qu’initié·e·s et néophytes puissent (re)découvrir la cuisine d’Afrique subsaharienne à leur guise. Petite sélection des adresses qu’il faut absolument tester.

L’Africa Food Concept (ACF), le petit Fast-Food pour les plus pressé·e·s

Photo: Bachir Ghazi pour Meal It

Bien qu’il n’ait pas pignon sur rue depuis très longtemps, l’AFC comme l’appellent les habitué·e·s a rapidement su faire ses preuves. Il doit notamment sa popularité à la qualité et la rapidité de son service. L’Africa Food Concept rompt avec l’attente interminable qui sévit dans les restaurants africains. Au menu: Tiep Bou dien (plat à base de riz, de poisson, de sauce tomate, et des légumes comme chou, carotte, manioc), Yassa (plat sénégalais à base d’oignons frits et de riz), Alloco (frites de bananes plantains) et bien d’autres. Bien que limités, les plats sont présentés sous forme de buffet et il est donc possible de composer son assiette. Comptez 13€ en moyenne pour un plat. Depuis peu, l’AFC organise également des événements comme des concerts dînatoires et même des Stand-ups.

C’est où?
14 Grande Rue de la Guillotière
69007 Lyon

Le Messob, un peu d’Ethiopie au cœur de Lyon

Photo: Blog – Le jardin d’Électre

Véritable institution, le Messob est de loin le restaurant africain le plus chic de la capitale des Gaules. Ses propriétaires ont parfaitement su mêler authenticité, professionnalisme et bon goût. Au Messob, vous êtes accueilli·e en tenue traditionnelle dans un décor évoquant ce grand pays de la corne de l’Afrique qu’est l’Ethiopie. Vous pourrez notamment savourer l’Injera (grande crêpe), superposée de divers mets épicés et parfumés que vous aurez choisis parmi une large palette de saveurs, le tout sur fond de musiques typiques d’Ethiopie.

C’est où?
85, rue Masséna
Lyon 69006

Le Ginger Grill, le spot des cuisines de l’océan Indien en plein 8ème

Dernier venu et perdu au milieu du 8ème arrondissement de Lyon (non loin de l’ancien Bowling), le Ginger Grill innove par son concept puisqu’il propose des spécialités des îles de l’océan indien, des Comores jusqu’à la Réunion en passant par Madagascar. A la croisée des saveurs africaines, indiennes et arabes, ces recettes sont le résultat d’un véritable brassage de goûts et valent le détour. Au menu: Maélé Na madaba (Feuilles de manioc à la noix de coco et au riz), Couscouma (galette comorienne) ou encore jus de Corossol.  Lorsque vous êtes dans les parages, difficile de louper le Ginger Grill avec ses chiromanis (tissus traditionnels de l’Archipel des Comores) accrochés aux fenêtres.

C’est où?
48 Rue Saint-Gervais
69008 Lyon

Le bon ndolé du pays

Une publication partagée par Wilfried Essomba Kede (@wilfriedkede) le 11 Nov. 2017 à 6 :04 PST

Tout bon·n·e camerounais·e de Lyon qui se respecte le sait: le meilleur Ndolè – plat national du Cameroun à base de feuilles – de Lyon vient de « Chez Tora (Bora) ». Preuve en est, on ne se souvient jamais de l’adresse mais du goût. Il faut dire que Chez Tora est un maquis au sens propre du terme. L’un des rares qui se recommande de bouche à oreille depuis des années et sur lequel vous ne trouverez presque rien sur la toile. Au rendez-vous, débats à tue-tête, musique assourdissante et ressortissants de la diaspora camerounaise qui refont les élections présidentielles. Pour les non-habitué·e·s à cette ambiance, rassurez-vous, vous pouvez aussi passer commander puis revenir récupérer votre Ndolè, poisson braisé, bouillon ou Poulet DG – comprenez du Directeur Général – plus tard.

C’est où?
Chez Tora

284 rue de Créqui
Lyon 69007

Dans la lignée de Chez Tora – dont le Ndolè reste indétrônable – si vous appréciez la cuisine camerounaise, vous pouvez également faire une escale au Prado, au Cristal ou à la Sanaga (Il est vivement recommandé d’essayer leurs tripes de bœufs en sauce).

  • Le Cristal
    92, gde rue de la Guillotière
    Lyon 69007
  • Le Prado
    2, place du Prado
    Lyon 69007

  • La Sanaga
    11 rue sebastien gryphe
    69007 Lyon

Les « bons compromis »

Ces derniers restaurants ont conquis une clientèle majoritairement européenne. En s’y rendant, on sait qu’on ne prend que très peu de risques (au niveau du service client et du cadre) mais on ne s’y attend pas non plus à vivre une expérience des plus inoubliables ou à sortir de sa zone de confort. Ils représentent donc à cet égard de bons compromis car – disons-le – c’est un peu de la cuisine africaine « juste ce qu’il faut » pour donner l’impression à la ménagère avide « d’exotisme » qu’elle a quitté Lyon.

  • La Mangue Amère
    7, rue du Jardin des Plantes
    Lyon 69001
  • Lyon Dakar
    227, rue de Créqui
    Lyon 69003

Et les autres maquis dans tout ça?

Le propre du maquis, c’est qu’il est difficile à recommander. En effet, la réputation d’un maquis change au gré du beau temps. Leur appréciation est purement subjective puisqu’elle dépend des affinités que l’on tisse avec le propriétaire, de la clientèle voire de l’humour de la personne en cuisien. A Lyon, il est de coutume de se rendre dans la quartier de la Guillotière puis d’entrer dans le maquis que l’on « sent le mieux ». En fait, dans les maquis, la seule chose qui ne change jamais, c’est la boisson.

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