Connect with us

Business

Cette sud-africaine a créé sa marque des bonnets de bain pour cheveux afros

Publié

le

Lorsqu’on a des cheveux afros, trouver des bonnets de bain adaptés à leur volume relève du parcours du combattant et s’avère même quasiment impossible dans certains endroits. C’est suite à ce constat que Nomvuyo Treffers, une sud-africaine de Cape Town a décidé de lancer Swimma Caps, une ligne de bonnets de bain adaptés aux cheveux crépus:

« L’idée est venue d’une frustration personnelle, celle de ne pas avoir un bonnet de bain qui s’adapte à mes cheveux. Et la même chose s’appliquait à mes filles – les bonnets de natation que mes filles utilisaient auparavant étaient petits et souvent très inconfortables. Il y avait beaucoup de traction et d’étirement sur leurs cheveux volumineux. Mes filles aiment nager et la plupart du temps elles m’invitent à nager avec elles. J’accepte quelques fois puis je dois faire face au long processus qui consiste à sécher mes cheveux plus tard. Pour cette raison, j’avais souvent tendance à rester en retrait. Cela me frustrait de savoir qu’elles grandiront bientôt et que j’aurais manqué des occasions de passer de supers moments avec elles, surtout dans quelque chose qu’elles adorent. Être un membre de gym où il est obligatoire de porter des bonnets de natation pour utiliser la piscine intérieure m’a finalement fait réaliser qu’il y avait beaucoup de gens là-bas qui ont fait face au même dilemme avec leurs cheveux. »

Des bonnets de bain aussi bien pour Dreadlocks, Tresses que pour l’Afro

De grands bonnets de natation existaient déjà lorsque Nomvuyo Treffers a conçu la sienne. Cependant, le marché ne couvrait pas une grande variété de types de cheveux, surtout quand il s’agissait d’enfants. Prenant en compte le grand nombre de personnes en Afrique du Sud, et l’Afrique dans son ensemble, qui ont des dreadlocks et des afros, elle a pris la décision d’aller de l’avant avec sa propre marque.  Les bonnets de bain Swimma Caps couvrent donc aussi bien des Dreadlocks et des tresses que pour l’Afro ou les cheveux longs. Ils sont confectionnés avec du silicone très épais, ce qui permet d’obtenir une meilleure imperméabilité.

L’entreprise qui est basée en Afrique Sud livre déjà dans d’autres pays.  La société vend notamment ses bonnets aux États-Unis et au Royaume-Uni, ainsi qu’à dans d’autres pays africains comme l’Ouganda, le Kenya, le Botswana et la Namibie. La majorité de ses clients sont des écoles de natation, où les baigneurs doivent porter un bonnet.

Lire La Suite
Commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

GIPHY App Key not set. Please check settings

Business

6 raisons pour lesquelles beaucoup de noir·e·s ne consomment pas vraiment « afro »

Publié

le

Je suis consultant en Marketing et en Communication. Au quotidien je coache, forme et accompagne des entrepreneurs dans leur stratégie de Communication Marketing Intégrée (CMI). Ma passion pour tout ce qui a trait à l’Afrique fait en sorte que je travaille beaucoup avec des jeunes entreprises qui souhaitent cibler les afro-descendants ou simplement intégrer les cultures africaines ou afropolitaines à leur ADN. Fervent promoteur du « consommer afro », j’ai fait quelques constats quant aux difficultés à toucher les cibles « afros ». Parmi celles-ci, j’ai sélectionné six raisons pour lesquelles les afro-descendants ne consomment pas vraiment afro.

1. Il peut parfois être difficile de trouver des entreprises « afros » locales

Si l’on part du principe que la plupart des populations d’ascendance africaine se concentre en majorité en région parisienne, les personnes qui vivent en dehors de ces zones peuvent avoir des difficultés à se procurer des produits « afros ». Or, par exemple pour les produits de beauté et les produits capillaires, les grands détaillants sont peu disposés à stocker des marques ou des produits spécifiques aux noir·e·s dans des zones où il y a peu de résidents noirs. Par conséquent, les marques  dites « ethniques » sont pour la plupart vendues par des détaillants indépendants spécialisés, même à Paris. Mais ces entreprises sont souvent trop loin et peu nombreuses.

L’autre raison principale pour laquelle les consommateurs ont du mal à trouver les entreprises noires c’est que beaucoup parmi celles-ci ne sont pas très bien référencées localement pour qu’on puisse les trouver facilement. Il existe un tas de solutions basiques pour débuter une communication locale (Inscription à Google Maps, Flyers, Street Marketing, etc.).

2. Le manque d’informations claires et auxquelles se fier

Qui n’a jamais vécu cette situation : vous vous rendez dans un restaurant africain et alors que vous salivez sur la carte, au moment du service, on vous annonce qu’il ne reste plus qu’un seul plat parmi ceux inscrits. Autre exemple : vous appelez pour prendre un rendez-vous dans un salon de coiffure et à l’heure du rendez-vous, vous découvrez que certains client·e·s ont des passe-droits pour vous passer devant ou du moins, que vous êtes plusieurs à avoir le même rendez-vous.

Tous ces désagréments font considérablement perdre aux entreprises en crédibilité et dénotent un certain manque de professionnalisme. Dans les sociétés occidentales où le temps est une denrée rare et où l’on court sans cesse, il est primordial pour les consommateurs de pouvoir organiser leur journée. Les entreprises doivent clairement spécifier leurs horaires d’ouvertures et les respecter ; faciliter les prises de rendez-vous et honorer ceux-ci, et préciser les moyens d’acquisition de leurs produits. Je pense notamment aux créateurs qui, sur les pages Facebook, invitent les internautes à les contacter en privé pour obtenir des tarifs. C’est là un obstacle à l’achat qui n’est pas des moindres. L’expérience utilisateur doit être facilitée afin que l’internaute ait le moins d’efforts possibles à faire pour accéder au produit, au risque de susciter de la méfiance.

3. Le manque d’attractivité de certains commerces

Trop nombreux sont les entrepreneurs qui considèrent la cible afro comme acquise et font très peu d’efforts en termes de marketing et de merchandising (Techniques de présentation des marchandises visant à inciter le consommateur à acheter) pour séduire celle-ci. Si cette cible peut être acquise pour certains produits de première nécessité – sous réserve que l’on ait l’emplacement idéal – il n’en reste pas moins que pour faire face à la concurrence, il faut se différencier. Qu’est ce qui fera la différence entre votre boutique et une autre ? Les clients se rendent dans votre boutique ou sur votre site principalement pour vos produits et votre stratégie marketing mais, s’il y a bien un facteur à ne pas négliger, c’est l’attractivité de votre vitrine et l’aménagement intérieur de votre point de vente / le design de votre site et l’expérience utilisateur. Un client qui n’a pas nécessairement un besoin sera amené à entrer dans votre boutique ou à rester sur votre site s’il la/le trouve attrayant.e.

4. Les coûts plus élevés que la moyenne

Les entreprises afros qui vendent des biens sont parfois plus chères que les autres entreprises. Mais c’est quelque chose de compréhensible. Si les entreprises ciblées afros ne font pas assez de volume, elles n’ont d’autre choix que de facturer plus pour continuer à fonctionner.

5. La mauvaise qualité du service client

Visages renfermés, mauvaise humeur des vendeurs, prix fluctuant en fonction de la tête du client, coiffeuses qui parlent à tue-tête au téléphone ou qui mangent pendant leur service, les commerces afros n’ont pas vraiment bonne réputation en ce qui concerne la qualité du service client.

Pourtant, le service client est le cœur de toute organisation saine. C’est l’endroit le plus visible au niveau opérationnel et, souvent celui dont les clients se rappellent lorsqu’ils souhaitent devenir des clients fidèles et avant d’abandonner un commerce pour un concurrent. Pour résumer, l’expérience des clients dépend de la qualité de l’assistance qu’ils reçoivent.

6. Le syndrome du colonisé

Le syndrome du colonisé est l’attitude intériorisée d’infériorité ethnique ou culturelle ressentie par un peuple à la suite de la colonisation, c’est-à-dire sa colonisation par un autre groupe.

Plus concrètement, il consiste à penser que « l’herbe est toujours plus verte ailleurs ». En interrogeant un petit panel de consommateurs vis-à-vis des commerces afros, nous nous sommes aperçus que les critiques qu’ils émettaient par rapport à ces commerces pouvaient s’appliquer à tout autre commerce. Cependant, ils avaient tendance à être plus sévères avec les commerces afros. Parmi les principales croyances, il y avait celle selon laquelle les autres commerces (en particulier euro-européens) offraient des produits de bien meilleure qualité que les commerces afropéens.

Cet article vous a plu ? Vous êtes entrepreneur ? N’hésitez pas à rejoindre le groupe Facebook AFROPOLIS pour discuter de la communication et du Marketing à la sauce Afro’.

 

Lire La Suite

Business

A 29 ans, elle est déjà à la tête d’une grande compagnie aérienne privée des Bahamas

Publié

le

Par

Western Air est la plus grande compagnie aérienne privée des Bahamas. Elle a été créée en 2001 par Rex J. Rolle et sa femme Shandrice Woodside-Rolle. Leur fille, Sherrexcia « Rexy » Rolle a commencé dans l’entreprise comme bagagiste et est aujourd’hui la vice-présidente des opérations et du conseil général de la compagnie.

Sherrexcia « Rexy » Rolle est l’une des plus jeunes femmes à assumer ce rôle. Originaire d’une petite ville appelée Mastic Point, Andros aux Bahamas, cette jeune femme de 29 ans est la vice-présidente des opérations et avocate générale de Western Air, une entreprise d’aviation appartenant aux Noirs basée aux Bahamas.

Dans une interview avec Bauce Magazine, Rexy a donné quelques conseils pour les femmes qui souhaiteraient se lancer dans l’industrie aérienne : «Soyez confiante dans ce que vous savez et je le répète encore : un de nos échecs en tant que femmes est que nous laissons nos compétences à la porte, – nous devons rester sûres de ce que nous savons et du travail que nous produisons.

Nous, les femmes, avons été conditionnées à l’école et professionnellement à être reléguées au second rang et nous nous considérons comme «sous-qualifiées».

Je connais très bien les rouages du métier et j’ai acquis de l’expérience rapidement parce que beaucoup d’obstacles se dressent contre vous par rapport au sexe et à la race.

Le secteur de l’aviation est une industrie hautement réglementée, mais c’est aussi un domaine incroyablement vaste avec diverses opportunités de travail qui ne sont pas connues du grand public.

En tant que vice-présidente, je dois veiller à ce que les opérations respectent non seulement les politiques et les normes de notre entreprise, mais aussi toutes les lois et les réglementations .

Comprendre votre marché et votre clientèle – les clients sont TOUJOURS votre priorité! Chez Western Air Ltd., nous sommes particulièrement fière de notre service à la clientèle.

C’est exactement ce qui nous différencie de nos concurrents. Nos clients font partie de la famille et nous traitons les membres de la famille avec le plus grand respect.

En établissant votre capital, assurez-vous de faire vos recherches pour vous assurer que vos partenaires et investisseurs en aviation et en finance comprennent votre vision et ce qu’elle exigera. Faites confiance à votre personnel, à vos partenaires et, plus important encore, à vous-même. « 

Avec une valeur nette de plus de 90 millions de dollars, Western Airlines a régulièrement augmenté ses itinéraires à travers les Caraïbes, y compris des vols directs vers Haïti, Cuba, la Jamaïque et bientôt la Floride.

Pour suivre l’actualité de Rexy : https://www.rexyrolle.com

Lire La Suite

Business

Un entrepreneur ghanéen construit des routes à partir de sacs en plastique

Publié

le

Par

Nelson Boateng avec le ministre de l'Environnement, Ghana. / Nelplast

Partout en Afrique, les populations conçoivent de nouvelles approches pour gérer les déchets plastiques. Au Ghana, une ancienne usine d’Ashaiman a peut-être trouvé une nouvelle façon de traiter les polymères qui contaminent nos environnements.

Le développement des infrastructures est un facteur clé de progrès en Afrique et un facteur essentiel pour une croissance économique durable. Cependant, les populations à travers le continent ont cessé d’attendre que le gouvernement ou les élus leur viennent en aide – ou font simplement leur travail.

Et d’après les statistiques du World Economic Forum, d’ici 2050, il y aura plus de déchets plastiques dans nos océans que de poissons, car on estime que 8 millions de tonnes de plastique pénètrent dans les océans chaque année, nuisant aux animaux et aux écosystèmes. Nous sommes dépassés par les déchets, mais heureusement, certaines personnes ont mis au point de nouvelles approches pour gérer les déchets.

Au Ghana, une ancienne usine d’Ashaiman (une société d’ingénierie au Ghana) a peut-être trouvé une nouvelle façon de traiter les polymères qui contaminent nos environnements. Nelson Boateng, un ingénieur réseau né au Ghana, a récemment mis au point une forme d’asphalte recyclé à partir des déchets plastiques du Ghana, en particulier des sacs en plastique, qui sert à paver les routes et les trottoirs. Il a eu l’idée après l’interdiction des sacs en plastique au Ghana, dans un effort pour combattre le problème croissant de la pollution plastique.

En 2017, il construit sa propre machine de recyclage à partir de ferraille, de fils électriques et de moteurs. Huit mois après, il commence à collecter et à recycler près de 2000 kg de déchets plastiques provenant des zones Ashaiman, dans sa communauté. Le Ghana produit 22 000 tonnes de déchets plastiques par an selon Trashy Bags, dont le pays ne recycle que 2%, les 98% restants étant généralement déversés sur les champs.

Blocs de chaussée en plastique – Nelplast

La nouvelle forme d’asphalte de Nelson est fabriquée à partir de 60% de déchets plastiques et de 40% de sable, comparativement à l’asphalte traditionnel, qui est presque entièrement constitué de sable agrégé.

Selon l’ingénieur, les plastiques prennent environ 500 ans avant de commencer à se décomposer.  Les blocs de revêtement en plastique devraient donc durer 500 ans car ils se décomposent plus difficilement et durent donc plus longtemps que le ciment. Il a déjà commencé à paver des routes à travers le Ghana avec sa compagnie, Nelplast, qui emploie directement et indirectement plus de 230 personnes. Il a désormais le soutien du gouvernement ghanéen.

Nelson transforme littéralement des montagnes de déchets en un produit fonctionnel qui est crucial pour la gestion du problème mondial des déchets, et l’Afrique n’en est que plus verte avec cela.

Lire La Suite

A la Une

Copyright © 2021 WYAT par Afropolis. Tous droits réservés.