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Un entrepreneur ghanéen construit des routes à partir de sacs en plastique

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Nelson Boateng avec le ministre de l'Environnement, Ghana. / Nelplast

Partout en Afrique, les populations conçoivent de nouvelles approches pour gérer les déchets plastiques. Au Ghana, une ancienne usine d’Ashaiman a peut-être trouvé une nouvelle façon de traiter les polymères qui contaminent nos environnements.

Le développement des infrastructures est un facteur clé de progrès en Afrique et un facteur essentiel pour une croissance économique durable. Cependant, les populations à travers le continent ont cessé d’attendre que le gouvernement ou les élus leur viennent en aide – ou font simplement leur travail.

Et d’après les statistiques du World Economic Forum, d’ici 2050, il y aura plus de déchets plastiques dans nos océans que de poissons, car on estime que 8 millions de tonnes de plastique pénètrent dans les océans chaque année, nuisant aux animaux et aux écosystèmes. Nous sommes dépassés par les déchets, mais heureusement, certaines personnes ont mis au point de nouvelles approches pour gérer les déchets.

Au Ghana, une ancienne usine d’Ashaiman (une société d’ingénierie au Ghana) a peut-être trouvé une nouvelle façon de traiter les polymères qui contaminent nos environnements. Nelson Boateng, un ingénieur réseau né au Ghana, a récemment mis au point une forme d’asphalte recyclé à partir des déchets plastiques du Ghana, en particulier des sacs en plastique, qui sert à paver les routes et les trottoirs. Il a eu l’idée après l’interdiction des sacs en plastique au Ghana, dans un effort pour combattre le problème croissant de la pollution plastique.

En 2017, il construit sa propre machine de recyclage à partir de ferraille, de fils électriques et de moteurs. Huit mois après, il commence à collecter et à recycler près de 2000 kg de déchets plastiques provenant des zones Ashaiman, dans sa communauté. Le Ghana produit 22 000 tonnes de déchets plastiques par an selon Trashy Bags, dont le pays ne recycle que 2%, les 98% restants étant généralement déversés sur les champs.

Blocs de chaussée en plastique – Nelplast

La nouvelle forme d’asphalte de Nelson est fabriquée à partir de 60% de déchets plastiques et de 40% de sable, comparativement à l’asphalte traditionnel, qui est presque entièrement constitué de sable agrégé.

Selon l’ingénieur, les plastiques prennent environ 500 ans avant de commencer à se décomposer.  Les blocs de revêtement en plastique devraient donc durer 500 ans car ils se décomposent plus difficilement et durent donc plus longtemps que le ciment. Il a déjà commencé à paver des routes à travers le Ghana avec sa compagnie, Nelplast, qui emploie directement et indirectement plus de 230 personnes. Il a désormais le soutien du gouvernement ghanéen.

Nelson transforme littéralement des montagnes de déchets en un produit fonctionnel qui est crucial pour la gestion du problème mondial des déchets, et l’Afrique n’en est que plus verte avec cela.

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6 raisons pour lesquelles beaucoup de noir·e·s ne consomment pas vraiment « afro »

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Je suis consultant en Marketing et en Communication. Au quotidien je coache, forme et accompagne des entrepreneurs dans leur stratégie de Communication Marketing Intégrée (CMI). Ma passion pour tout ce qui a trait à l’Afrique fait en sorte que je travaille beaucoup avec des jeunes entreprises qui souhaitent cibler les afro-descendants ou simplement intégrer les cultures africaines ou afropolitaines à leur ADN. Fervent promoteur du « consommer afro », j’ai fait quelques constats quant aux difficultés à toucher les cibles « afros ». Parmi celles-ci, j’ai sélectionné six raisons pour lesquelles les afro-descendants ne consomment pas vraiment afro.

1. Il peut parfois être difficile de trouver des entreprises « afros » locales

Si l’on part du principe que la plupart des populations d’ascendance africaine se concentre en majorité en région parisienne, les personnes qui vivent en dehors de ces zones peuvent avoir des difficultés à se procurer des produits « afros ». Or, par exemple pour les produits de beauté et les produits capillaires, les grands détaillants sont peu disposés à stocker des marques ou des produits spécifiques aux noir·e·s dans des zones où il y a peu de résidents noirs. Par conséquent, les marques  dites « ethniques » sont pour la plupart vendues par des détaillants indépendants spécialisés, même à Paris. Mais ces entreprises sont souvent trop loin et peu nombreuses.

L’autre raison principale pour laquelle les consommateurs ont du mal à trouver les entreprises noires c’est que beaucoup parmi celles-ci ne sont pas très bien référencées localement pour qu’on puisse les trouver facilement. Il existe un tas de solutions basiques pour débuter une communication locale (Inscription à Google Maps, Flyers, Street Marketing, etc.).

2. Le manque d’informations claires et auxquelles se fier

Qui n’a jamais vécu cette situation : vous vous rendez dans un restaurant africain et alors que vous salivez sur la carte, au moment du service, on vous annonce qu’il ne reste plus qu’un seul plat parmi ceux inscrits. Autre exemple : vous appelez pour prendre un rendez-vous dans un salon de coiffure et à l’heure du rendez-vous, vous découvrez que certains client·e·s ont des passe-droits pour vous passer devant ou du moins, que vous êtes plusieurs à avoir le même rendez-vous.

Tous ces désagréments font considérablement perdre aux entreprises en crédibilité et dénotent un certain manque de professionnalisme. Dans les sociétés occidentales où le temps est une denrée rare et où l’on court sans cesse, il est primordial pour les consommateurs de pouvoir organiser leur journée. Les entreprises doivent clairement spécifier leurs horaires d’ouvertures et les respecter ; faciliter les prises de rendez-vous et honorer ceux-ci, et préciser les moyens d’acquisition de leurs produits. Je pense notamment aux créateurs qui, sur les pages Facebook, invitent les internautes à les contacter en privé pour obtenir des tarifs. C’est là un obstacle à l’achat qui n’est pas des moindres. L’expérience utilisateur doit être facilitée afin que l’internaute ait le moins d’efforts possibles à faire pour accéder au produit, au risque de susciter de la méfiance.

3. Le manque d’attractivité de certains commerces

Trop nombreux sont les entrepreneurs qui considèrent la cible afro comme acquise et font très peu d’efforts en termes de marketing et de merchandising (Techniques de présentation des marchandises visant à inciter le consommateur à acheter) pour séduire celle-ci. Si cette cible peut être acquise pour certains produits de première nécessité – sous réserve que l’on ait l’emplacement idéal – il n’en reste pas moins que pour faire face à la concurrence, il faut se différencier. Qu’est ce qui fera la différence entre votre boutique et une autre ? Les clients se rendent dans votre boutique ou sur votre site principalement pour vos produits et votre stratégie marketing mais, s’il y a bien un facteur à ne pas négliger, c’est l’attractivité de votre vitrine et l’aménagement intérieur de votre point de vente / le design de votre site et l’expérience utilisateur. Un client qui n’a pas nécessairement un besoin sera amené à entrer dans votre boutique ou à rester sur votre site s’il la/le trouve attrayant.e.

4. Les coûts plus élevés que la moyenne

Les entreprises afros qui vendent des biens sont parfois plus chères que les autres entreprises. Mais c’est quelque chose de compréhensible. Si les entreprises ciblées afros ne font pas assez de volume, elles n’ont d’autre choix que de facturer plus pour continuer à fonctionner.

5. La mauvaise qualité du service client

Visages renfermés, mauvaise humeur des vendeurs, prix fluctuant en fonction de la tête du client, coiffeuses qui parlent à tue-tête au téléphone ou qui mangent pendant leur service, les commerces afros n’ont pas vraiment bonne réputation en ce qui concerne la qualité du service client.

Pourtant, le service client est le cœur de toute organisation saine. C’est l’endroit le plus visible au niveau opérationnel et, souvent celui dont les clients se rappellent lorsqu’ils souhaitent devenir des clients fidèles et avant d’abandonner un commerce pour un concurrent. Pour résumer, l’expérience des clients dépend de la qualité de l’assistance qu’ils reçoivent.

6. Le syndrome du colonisé

Le syndrome du colonisé est l’attitude intériorisée d’infériorité ethnique ou culturelle ressentie par un peuple à la suite de la colonisation, c’est-à-dire sa colonisation par un autre groupe.

Plus concrètement, il consiste à penser que « l’herbe est toujours plus verte ailleurs ». En interrogeant un petit panel de consommateurs vis-à-vis des commerces afros, nous nous sommes aperçus que les critiques qu’ils émettaient par rapport à ces commerces pouvaient s’appliquer à tout autre commerce. Cependant, ils avaient tendance à être plus sévères avec les commerces afros. Parmi les principales croyances, il y avait celle selon laquelle les autres commerces (en particulier euro-européens) offraient des produits de bien meilleure qualité que les commerces afropéens.

Cet article vous a plu ? Vous êtes entrepreneur ? N’hésitez pas à rejoindre le groupe Facebook AFROPOLIS pour discuter de la communication et du Marketing à la sauce Afro’.

 

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A 29 ans, elle est déjà à la tête d’une grande compagnie aérienne privée des Bahamas

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Western Air est la plus grande compagnie aérienne privée des Bahamas. Elle a été créée en 2001 par Rex J. Rolle et sa femme Shandrice Woodside-Rolle. Leur fille, Sherrexcia « Rexy » Rolle a commencé dans l’entreprise comme bagagiste et est aujourd’hui la vice-présidente des opérations et du conseil général de la compagnie.

Sherrexcia « Rexy » Rolle est l’une des plus jeunes femmes à assumer ce rôle. Originaire d’une petite ville appelée Mastic Point, Andros aux Bahamas, cette jeune femme de 29 ans est la vice-présidente des opérations et avocate générale de Western Air, une entreprise d’aviation appartenant aux Noirs basée aux Bahamas.

Dans une interview avec Bauce Magazine, Rexy a donné quelques conseils pour les femmes qui souhaiteraient se lancer dans l’industrie aérienne : «Soyez confiante dans ce que vous savez et je le répète encore : un de nos échecs en tant que femmes est que nous laissons nos compétences à la porte, – nous devons rester sûres de ce que nous savons et du travail que nous produisons.

Nous, les femmes, avons été conditionnées à l’école et professionnellement à être reléguées au second rang et nous nous considérons comme «sous-qualifiées».

Je connais très bien les rouages du métier et j’ai acquis de l’expérience rapidement parce que beaucoup d’obstacles se dressent contre vous par rapport au sexe et à la race.

Le secteur de l’aviation est une industrie hautement réglementée, mais c’est aussi un domaine incroyablement vaste avec diverses opportunités de travail qui ne sont pas connues du grand public.

En tant que vice-présidente, je dois veiller à ce que les opérations respectent non seulement les politiques et les normes de notre entreprise, mais aussi toutes les lois et les réglementations .

Comprendre votre marché et votre clientèle – les clients sont TOUJOURS votre priorité! Chez Western Air Ltd., nous sommes particulièrement fière de notre service à la clientèle.

C’est exactement ce qui nous différencie de nos concurrents. Nos clients font partie de la famille et nous traitons les membres de la famille avec le plus grand respect.

En établissant votre capital, assurez-vous de faire vos recherches pour vous assurer que vos partenaires et investisseurs en aviation et en finance comprennent votre vision et ce qu’elle exigera. Faites confiance à votre personnel, à vos partenaires et, plus important encore, à vous-même. « 

Avec une valeur nette de plus de 90 millions de dollars, Western Airlines a régulièrement augmenté ses itinéraires à travers les Caraïbes, y compris des vols directs vers Haïti, Cuba, la Jamaïque et bientôt la Floride.

Pour suivre l’actualité de Rexy : https://www.rexyrolle.com

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Étudiantes, elles lancent Flawless Box, une box beauté dédiée aux femmes noires et métisses

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Marietou et Suzanne, les fondatrices de Flawless Box

Suzanne et Marietou, deux parisiennes en école de commerce, sont à l’initiative de Flawless Box, une box beauté dédiée aux femmes noires et métisses. Afin de développer leur projet, elle ont lancé une campagne de crowfunding sur la plateforme Ulule pour récolter la somme de 5500 euros avant le 26 avril.

Il est 23h lorsque je vois passer le post de Suzanne à propos de son projet Flawless Box dans le fil de « Black Business Support », un groupe Facebook où les entrepreneur·e·s afro-descendant·e·s font la promotion de leurs business. Ni une ni deux, je la contacte et après quelques échanges par messages, nous réussissons à convenir d’un rendez-vous téléphonique.

Suzanne est d’origine franco-sénégalaise-antillaise et son associée Marietou, d’origine sénégalaise. Toutes les deux sont étudiantes en école de commerce où elles se sont rencontrées à Paris. Coquettes, férues de produits de beauté et passionnées d’entrepreunariat, elles ont décidé de lancer Flawless Box, un coffret de beauté avec des produits adaptés aux besoins des femmes noires et métisses.

« L’idée de cette box nous est venue de nos expériences personnelles. Abonnées à une box beauté pendant un an, certains produits que nous recevions n’étaient pas adaptés à nos profils : du maquillage trop clair pour notre teinte de peau ou encore des produits capillaires qui ne convenaient pas à nos types de cheveux crépus/frisés. »

Une sélection de 4 produits autour de différents univers

Le concept de la Flawless Box est simple: les clientes souscrivent à un abonnement mensuel – moyennant la somme de 22,50€ – et reçoivent chaque mois une sélection de quatre produits dans l’univers du cosmétique, du capillaire mais également du Lifestyle. Les produits présents dans chaque coffret sont ensuite revendus à prix coûtant sur le site internet de l’entreprise. Si les deux entrepreneures préfèrent garder la surprise pour l’instant quant aux marques avec lesquelles elles collaborent, une grande partie d’entre elles seraient des marques françaises, m’assure Suzanne.

Le site Internet de Flawless Box, le coffret beauté dédié aux femmes noires et métisses

Un marché déserté

Flawless Box n’est pas la première box de beauté spécialisée pour femmes noires et métisses. En effet, il y a encore environ cinq ans, on en dénombrait pas moins de cinq.  Elles s’appelaient Brown Essentielles, BBeautybox, Ethnibox ou encore Ma Sublime Box. Elles ont toutes tenté de conquérir le marché de la beauté dite « ethnique » (Nda: se dit lorsqu’on segmente une cible marketing en fonction de critères liés à l’appartenance ethnique). Pourtant, aucune d’entre elles n’existe encore à ce jour. Suzanne me confie elle-même que lorsqu’elles ont débuté leur étude marché, il n’y avait quasiment plus aucun acteur sur le marché. Depuis, une, voire deux autres box sont apparues. « Et c’est plutôt bien », me dit-elle, « ça fera plus de choix pour les femmes noires et métisses ».

Lorsque je questionne Suzanne sur leur proposition de valeur, ce qui les distingue des autres box outre le fait qu’elles ciblent spécifiquement les femmes afrodescendantes, celle-ci me répond « l’offre personnalisée ». Chaque cliente renseigne un formulaire avec des informations sur son type de cheveux, sa carnation de peau et d’autres détails qui permettent de recevoir des produits sur-mesure. Un concept plutôt bien pensé mais ambitieux quand on connait la diversité des profils chez la femme noire.

Suzanne et Marietou, fondatrices de Flawless Box

Leur challenge: réunir la somme de 5500€ avant le 26 avril

Marietou et Suzanne ont investi leurs fonds propres pour financer le site internet, l’immatriculation de la société et le dépôt de la marque Flawless Box . Aujourd’hui, elles souhaitent lever la somme de 5500€ pour financer le packaging des box et la commercialisation des 250 premiers coffrets. Les deux futures cheffes d’entreprises ont donc jusqu’au 26 avril pour réunir les fonds. En contreparties, elles proposent un ensemble de goodies alléchants: totebags, mugs, mirroirs, pochettes en wax, etc.

Pour contribuer au projet, rendez-vous sur la page Ulule de leur projetNotez que la plateforme Ulule fonctionne sur le principe du TOUT ou RIEN. Si l’objectif de 5 500€ n’est pas atteint, le projet ne sera pas financé et vous serez évidemment remboursés.

 

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