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Musique

Voici les 10 meilleurs riddims Dancehall de 2017

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2017 a été une année particulièrement prolifique pour la scène Dancehall jamaïcaine. Contrairement aux années précédentes où les sons étaient devenus quelques peu léchés et commerciaux pour surfer sur l’engouement afro-américain pour les rythmes caribéens, cette année les labels nous ont ramenés au véritable esprit des Sounds System avec les riddims sortis.

En Jamaïque, le nerf de l’industrie du disque est le riddim (contraction de rhythm), un instrumental produit par un label. Pour se faire connaître, un label cherchera ainsi à enregistrer des grands noms sur son riddim. Les artistes, eux, ont tout intérêt à poser sur le riddim le plus populaire du moment. Voici les 10 riddims dancehall les plus lourds de 2017.

10. Chicken And Dumplin Riddim

Produit par Walshy Fire, un des membres actifs du groupe Major Lazer, Chicken And Dumplin est un riddim très vitaminé sur lequel posent de grands noms comme Sean Paul – dont le « Lock and Key » – fait avec « Fat Piece » de Shaggy partie des meilleurs titres de la série.

9. Eagle Riddim

Seul trois artistes ont posé sur le très énervé « Eagle Riddim » livré par Tj Records. Mais Vybz Kartel et Masicka allument tellement dessus qu’on a l’impression que le riddim était taillé pour eux. Le choix entre les deux est difficile, petite préférence tout de même pour Wave it de Masicka.

8. Humbug Riddim

Produit par le producteur, selecta et parfois deejay  ZJ Chrome, le Humbug riddim a lui fédéré déjà un peu plus d’artistes: Mavado, Vybz Kartel, Tifa ou encore Charly Black. Sur le Humbug Riddim, ce sont les 2 têtes d’affiches, Mavado et Vybz Kartel qui se démarquent le plus.

7. 1 Guh Riddim

Yung Vibez Production (YVP) a sorti un des riddims favoris de l’année avec le 1 Guh riddim. Mais malgré tous les noms qui posent dessus, seul Popcaan et Adonai parviennent véritablement à s’approprier le riddim et à nous délivrer des sons tendus. Mention tout de même à Beenie Man.

6. Money Mix

Avec une série présentant près d’une quinzaine de titres, le Money Mix riddim de Good Good Production est sans doute l’un des Riddims sur lesquels le plus d’artistes a posé. Ce qui nous permet d’apprécier une grande palette de flows. L’on ne peut nier que Masicka  avec son « 10 Outta 10 » ne laisse pas indifférent. De même pour le featuring Shenseea & Boom Boom avec Wine. Mais le titre incontesté sur ce riddim reste « Fresh Cash » de Mavado, suivi de très près « Poco Man Skank » de Vybz Kartel.

5. Forever Riddim

Forever Riddim, produit par Arzmzhouse Records, est un riddim davantage posé aux sonorités presque R&B. La tête d’affiche dessus est incontestablement Alkaline et son excellent « Pretty Girl Team », mais le reste et en particulier Mavado, Kranium et Jahmal est carrément aussi sympa.

4. Mhm Hm Riddim

Alerte Bangers! Le Mhm Hm riddim de Jones Avenue Records n’a vu que 4 artistes poser dessus mais quiconque l’a entendu résonner en Sound System a vu l’effet à l’écoute du titre de Vybz Kartel qui est d’ailleurs l’un des plus gros tubes en Jamaïque.  On se demande pourquoi plus d’artistes ne s’y sons pas essayés sur ce riddim.

3. La Vida Riddim

Produit par Lee Milla Productions, La Vida Riddim est un riddim estival qui s’écoute facilement et qui a particulièrement été propulsé par le tube « Red Eyes » d’Alkaline et par le très sympathique « Laugh and Gwan » de Mavado.

2. World Fete riddim

Avec le World Fete Riddim, TJ records et Kick Raux ont frappé fort. Avec ses sonorités résolument tropicales, le World Fete Riddim est sans doute l’un des riddims les plus mixés de 2017. Il a la particularité de réconcilier les adeptes du Hard and Raw Dancehall et les aficionados du Dancehall Commercial ou Love Dancehall. Le le titre qui réunit la Pop Star nigériane Wizkid et la boss Jamaïcain Vybz Kartel s’est propulsé dans les charts en 2017.

1. Genna Bounce

La notoriété du Genna Bounce qui n’était pas parti pour être le favori est principalement due au tube « Yeah Yeah » d’Aidonia, que les autorités jamaïcaines ont tenté de censurer après qu’un conducteur de bus ait été filmé en train de danser dessus. Cette interdiction n’a eu que l’effet inverse comme d’habitude.

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Musique

DJ Arafat, bandit ou prophète ? La légende du petit nouchi ivoirien devenu Zeus d’Afrique

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Pour toute une jeunesse populaire, l’artiste de coupé décalé ivoirien, décédé tragiquement en 2019, a incarné l’ascension sociale par l’irrévérence aux normes et l’émancipation par la mise en œuvre d’un individualisme forcené.

Pendant mes séjours de recherche à Ouagadougou (Burkina Faso) entre 2008 et 2018, l’artiste de coupé décalé ivoirien DJ Arafat alimentait continuellement les bruits de la ville : il en constituait le fond sonore omniprésent, ses frasques et ses clashes étaient commentés à l’infini.

L’artiste était parfois qualifié de « bandit », un terme utilisé localement pour désigner les délinquants, mais aussi les marginaux, les libres penseurs, ceux qui s’affranchissent des normes et quittent les sentiers battus ; autant d’attributs qu’entendait incarner feu DJ Arafat. Comment ce « bandit » et son personnage ont-ils marqué le pays au point d’en devenir un symbole à la fois néo-libéral et contestataire ?

Un petit nouchi

Surtout, DJ Arafat a su construire sa légende comme étant celle d’un « petit nouchi » parmi d’autres, devenu « Zeus d’Afrique » grâce à un talent inné et une volonté sans failles.

Désignant le « petit délinquant » dans l’argot abidjanais, le terme nouchi a fini par englober tous les jeunes qui fréquentent activement la rue, donc la majorité des jeunes urbains des quartiers populaires.

Du fait qu’il a grandi dans le quartier populaire de Yopougon, la réussite de DJ Arafat est ainsi vécue comme celle de tous les nouchi, bref de tous les petits bandits du quotidien.

DJ Arafat signe son premier succès en 2003, à l’âge de 17 ans : son hommage à Jonathan célèbre la mémoire d’un ami DJ, décédé dans un accident de moto.

DJ Arafat meurt le 12 août 2019 à Abidjan, à l’âge de 33 ans, alors qu’il faisait une démonstration en cabrant sa moto à pleine vitesse (son dernier tube s’intitulait « Moto Moto »).

Cet accident laisse orphelins ses cinq enfants, nés de quatre mères différentes. Mais aussi les enfants de la rue, qu’il soutenait par des initiatives ponctuelles et qu’il projetait de pérenniser par la création d’une fondation pour « aider les veuves, les orphelins, les enfants de la rue ». Et bien sûr, ses millions de « fanatiques », qu’il appelait affectueusement « la Chine populaire », « parce qu’ils sont très nombreux ».

Le roi du coupé décalé

Le coupé décalé est né au début des années 2000 dans les boîtes de nuit parisiennes et londoniennes fréquentées par la diaspora ivoirienne. là-bas, le chanteur Douk Saga et toute la clique de la « Jet Set », mettent en scène leur réussite à « Mbengue » (le monde des Blancs), par des démonstrations ostentatoires des attributs du succès tels que les billets de banque, les montres en or et les grosses cylindrées.

Leur musique puise dans les rythmes du ndombolo congolais et du zouglou ivoirien, tandis que le phrasé s’inspire du répertoire des DJ qui animent les soirées (les atalaku, un terme d’origine congolaise) en chantant les louanges des clients qui leur ont glissé quelques billets.

« Couper », en argot ivoirien, signifie escroquer, voler à l’arraché, et « décaler » partir sans payer, décamper.

Malgré ces connivences affichées avec le monde des bandits à la petite semaine, ce mouvement incarne avant tout la rage de réussir, la persévérance face aux obstacles, la confiance en sa propre valeur. Ici, le succès revêt une valeur morale : il sanctifie les vrais battants. L’expression renvoie ici à la logique d’une quête, qu’il s’agisse de réussite sociale ou de reconnaissance.

À la même époque, à Abidjan, le jeune Ange Didier Houon, alors âgé de 14 ans, arrête l’école et quitte son domicile familial brisé par un divorce. Il rejoint le quartier de Yopougon, réputé pour les nuits folles de sa célèbre rue Princesse.

Surnommé « Arafat » par ses amis libanais en raison, disait-il, de son caractère de « dictateur », il officie alors comme DJ dans différents maquis [bars], gagnant quelques billets en faisant des atalaku. Après le succès de son Hommage à Jonathan, il part en tournée en Europe, tente un moment l’aventure en France, puis s’installe définitivement à Abidjan en 2008.

S’il n’a pas inventé le coupé décalé, DJ Arafat a su s’approprier ce genre musical pour le faire rayonner bien au-delà des frontières de la Côte d’Ivoire, et même du continent. Forbes Afrique et Trace Africa lui ont d’ailleurs attribué en 2015 le titre d’artiste africain le plus influent à l’international.

Un guerrier au quotidien

La célébrité de DJ Arafat venait également des nombreux « clashes » qu’il a entretenu avec la plupart des personnalités médiatiques et artistiques du pays, le plus souvent par vidéos interposées.

Ainsi, ses longues vidéos postées quotidiennement sur les réseaux sociaux mêlent informations sur ses propres activités et logorrhées agressives contre ses rivaux ou détracteurs du jour, où l’alternance entre accusations et menaces de sodomie constituent un motif récurrent.

Alors que ses comportements scandaleux, ses accès de violence et son agressivité permanente ne cessaient de créer l’opprobre, ses fans défendaient le plus souvent son attitude, arguant que ses excès alimentaient le dynamisme « du mouvement » du coupé décalé – même si certains de ses comportements étaient jugés excessifs, comme dans cette vidéo qui le montrait alcoolisé en train de casser de la vaisselle sur la tête de sa compagne, qu’il accusait d’infidélité.

L’esthétique d’un combat

L’esthétique du combat qu’il portait s’inspirait largement de cultures urbaines étasuniennes aujourd’hui mondialisées, où le succès se conquiert et s’arrache dans l’adversité ; « Get rich or die trying » clamait ainsi le rappeur étasunien 50 Cent. À l’occasion de la sortie de son album « Renaissance », DJ Arafat affirmait ainsi à RFI, dans l’émission « Légendes urbaines » (20 mars 2019) :

« Si tu es pauvre et que tu veux être n’importe quoi dans la vie, donne-toi à fond, n’écoute pas les gens, concentre-toi sur ce que tu veux faire et bats-toi pour être ce que tu veux. Parce que c’est comme ça que j’ai été et c’est ce que je veux voir mes fans appliquer. Je veux voir des fans qui ont bataillé eux-mêmes sans compter sur l’aide de leurs parents pour avoir leurs milliards, leur voiture, leur maison. Faut jamais se laisser abattre. Et surtout, voilà, l’in-ter-diction de la vie : quand tu aimes Arafat, ne jamais prendre la honte, quelles que soient les situations. Faut toujours sortir vainqueur. »

Ne négligeons pas la portée contestataire de ce discours consumériste et ultralibéral : il affirme en effet la possibilité pour les misérables d’aujourd’hui de devenir les puissants de demain.

« La vie c’est la guerre »

Dans une émission de Peopl’Emik (PPLK) célébrant l’anniversaire de sa mort, l’artiste Ariel Cheney rappelait d’ailleurs le slogan de DJ Arafat : « La vie c’est la guerre ». « C’était une sacrée philosophie, une idéologie qui mérite d’être enseignée dans les écoles aujourd’hui. Une idéologie de vie, parce que la vie c’est une guerre », s’emballait immédiatement l’une des chroniqueuses de PPLK.

On pourra évidemment s’étonner du fait qu’elle envisageât de faire de DJ Arafat un modèle pour les élèves du pays, lui qui a arrêté précocement l’école afin de rejoindre la rue, voire s’inquiéter de la portée d’un message qui affirme « qu’en fait, l’éducation est une option ; que ce qui compte, c’est la poursuite des biens matériels, c’est l’immédiateté, c’est s’affirmer en tant que ‘‘mâle’’ », comme le formulait le blogueur Charles Kabango dans l’une des seules analyses critiques qu’il m’ait été donné de lire sur DJ Arafat.

Mais dans un pays « du Sud » où règnent les inégalités, il proposait une brèche dans les hiérarchies établies. Et s’il ne portait guère l’espoir d’une transformation politique collective, il incarnait au moins le rêve d’une échappée individuelle.

Un prophète ?

Le jour de la mort de DJ Arafat, Abidjan est en ébullition. Toutes les animosités sont oubliées. Les personnalités publiques et politiques qui, hier, dénonçaient son comportement scandaleux se présentent en converties de longue date. Rapidement, le président ivoirien Alassane Ouattara annonce que le gouvernement financera de fastueuses funérailles nationales pour le défunt.

S’y produisent de nombreux artistes africains tels que le nigérian Davido, le congolais Koffi Olomide ou le malien Sidiki Diabaté, devant des dizaines de milliers de spectateurs réunis au stade national. S’il semblait politiquement opportun de s’attirer la sympathie des fans d’Arafat, le gouvernement a probablement aussi cherché à éviter le chaos.

Ainsi, pendant la cérémonie, l’animateur n’a cessé d’enjoindre « les Chinois » (les fans d’Arafat) à « aimer et à honorer leur président » (DJ Arafat), qui fut, à cette occasion, décoré Chevalier de l’ordre national par le Ministre la Culture et de la Francophonie (de Côte d’Ivoire).

La cérémonie et la veillée musicale se déroulent sans accroc. Mais le lendemain matin, quelques heures après son inhumation en petit comité, le caveau d’Arafat est descellé, le cercueil exposé et le couvercle renversé sous les acclamations. Pendant plus d’une heure, des centaines, voire des milliers de personnes hallucinées se bousculent autour de son cercueil. Sans lâcher leur téléphone pour filmer le corps, certains lui touchent le visage et le torse, défont sa cravate, déboutonnent sa chemise. Toujours incrédules, d’autres crient « ce n’est pas lui ! ».

Le pays est bouleversé, blessé même, par ce spectacle macabre. Pourtant, un représentant de la Yôrôgang (sa maison de production) a demandé au gouvernement de ne pas procéder à des arrestations, « arguant que c’est dans la continuité du buzz tant prisé par le « ’président de la Chine’ » que ses fans ont agi ».

Il rappelle ainsi que DJ Arafat a incarné un modèle où la soif de célébrité et de réussite justifie tous les moyens, dans un monde néolibéral où le succès, cardinale vertu, s’acquiert par l’agressivité nombriliste et l’irrévérence aux normes établies.

The Conversation

Cet article a été publié en collaboration avec le blog de la revue Terrain à l’occasion de la parution du numéro 74 Brigands.

Muriel Champy, Maîtresse de conférence en anthropologie, Aix-Marseille Université (AMU)

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

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Musique

Un nouvel album de Tupac est-il sur le point de sortir ?

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Lundi 19 novembre, le compte Instagram officiel de Tupac Shakur – géré par la succession du regretté rappeur – a publié une photo faisant allusion à une sortie en « 1998 ». La seule information révélée est la date de sortie : le 24 novembre 2018. La légende exhorte les fans à « s’inscrire pour être le premier à savoir ».

Ce samedi marquera le 20e anniversaire de l’album de Greatest Hits, publié à titre posthume. La succession de Tupac est restée silencieuse sur la manière dont ils prévoient de célébrer l’événement.

Il y a des spéculations sur le fait que de la nouvelle musique pourrait sortir. Après une bataille de cinq ans avec Death Row Records, la succession a obtenu les droits de deux ou trois albums de matériel inédit.

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Sign up to be the first to know. Link in bio. #2PAC #Tupac

Une publication partagée par Tupac Shakur (@2pac) le 19 Nov. 2018 à 2 :12 PST

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Entertainment

5 artistes africains ayant inspiré le Hip-Hop US

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Ce que j’aime dans la musique, c’est le brassage des cultures, notamment entre afrodescendants. Grande mélomane, l’un de mes passe-temps favoris est de découvrir quel son a samplé un autre. Un sample késako ? C’est lorsqu’un producteur, un beatmaker, plus généralement un artiste, utilise une partie d’une chanson existante, la retravaille et crée un beat tout à fait propre. Il s’agit d’une technique délibérée, qui présuppose de créditer l’artiste original (sinon c’est du Plagiat, hein Beyoncé). Le problème des US, c’est qu’iels ont souvent tendance à croire que tout leur appartient. Iels ont souvent profité de la méconnaissance de leur public de la musique africaine afin de voler sans créditer nos artistes africains.

Donc voici une petite liste non exhaustive de mes 5 artistes préférés ayant quelquefois été crédités (ou pas !) par les artistes hip-hop des US. For the culture.

1. FELA KUTI

Fela Kuti est une icône nigériane la plus samplée dans le domaine musical. Au moins 73 fois (si on se réfère uniquement aux crédits accordés). Mais aujourd’hui je ne vous en présenterai que 3.

Gentleman (1973)

Il a notamment été repris par J.Cole dans son album Born Sinner pour le titre Let Nas Down . Ecoutez Gentleman à partir d’1:13.  Vous reconnaîtrez facilement le saxophone repris par Jermaine et Nas en personne.

Mr Grammarticalogylisationalism Is the Boss (1977)

En 2008, le groupe The Roots sort I will not apologize. Le groupe décide de rendre un hommage à Fela Kuti et son intégrité dans le monde de la musique. Ce morceau a aussi pour but de réaffirmer les positions politiques du groupe.

Pour ce faire, ils décident de sampler Mr Grammarticalogylisationalism Is the Boss de Fela Kuti (Ecoutez à partir de 0:52).

Colonial Mentality (1977)

Timbaland a aussi usé de la Kuti Magic. Avant toutes choses, il faut savoir que Timbaland s’est beaucoup inspiré des sons du Maghreb, du Moyen-Orient et de l’Afrique Noire dans les années 2000 SANS JAMAIS CREDITER (voleur). Ce fut le cas pour le son Watcha gonna do destiné à Missy Elliot, en réalité un sample de Colonial Mentality.

Ecoutez la version originale de Fela Kuti

Really Timbaland ? C’est comme ça ?

 

2. J. M. TIM AND FOTY

Des légendes du Makossa. Le duo a apporté un nouveau souffle au genre, mélangeant funk, Afro beat et Afro Jazz Fusion avec leur son Doula By night (1978).

Je vous ai dit que Timbaland était un voleur de première catégorie, n’est-ce pas ?

Après la séparation du groupe, TIM décide de faire une reprise de SON morceau pour revenir sur scène. Cependant, il est vite stoppé par son studio qui lui apprend que Missy Elliot serait la propriétaire du morceau.

Comment ça ?

Et bien Timbaland a utilisé 70 % du rift de guitare du son camer.

Je pense qu’une seule seconde suffit pour constater le délit :

https://www.youtube.com/watch?v=mXt9LzegW3w

 

Un arrangement sera trouvé en 2010 (presque 10 ans plus tard), ce qui permettra à TIM de toucher ses royalties ainsi qu’une compensation financière pour le plagiat.

3. André-Marie Tala

Un sample qui débuta aussi sur un plagiat !

En 1975, André-Marie Tala rencontre James Brown et décide de lui donner un aperçu de la musique camerounaise avec son son Hot toki. James Brown en tombe amoureux  et décide de sortir Hustle.

Ecoutez bien.

André-Marie Tala Hot Toki (1973)

James Brown Hustle (1975)

Les mélodies sont les mêmes. A une tonalité près. Sauf que James Brown ne va JAMAIS créditer André-Marie Tala. Ce dernier est obligé de passer par la justice américaine, qui lui accordera la compensation financière méritée 4 ans plus tard. Malheureusement, il ne pourra en jouir pleinement, l’argent ayant surtout servi à payer ses avocats.

4. Balla et ses balladins

BON, LA C’EST LA FIERTE GUINEENNE QUI PARLE (oui, je suis guinéenne).

Balla et ses balladins (ou Orchestre du Jardin de Guinée) est un orchestre guinéen créé en 1962 (donc 4 ans après l’indépendance du pays). C’est un groupe de légende, qui mit les feu à Conakry durant les années 60. L’un de leur mot d’ordre est d’allier musicalité et interprétation mais surtout renforcer la culture du pays nouvellement indépendant. L’un des sons les plus connus est Paulette :

Et ce son me tient particulièrement à cœur dans la mesure où il a été repris par l’un de mes rappeurs préférés, J.Cole (oui encore lui mais il n’y en a jamais assez) dans Can’t Get Enough : 

(Pour trouver le sample, allez aux minutes 0:17 et 2:45 de Paulette).

C’est ce que j’appelle un artiste pro-black sur tous les plans.

5. Black Savage

Si je décide de parler de Black Savage aujourd’hui, c’est pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, pour les personnes qui ne connaîtraient pas, Black Savage est un groupe Kenyan des années 1970 qui faisait ce qu’on appelle du Rock « Psychedelic » (oui car les noirs font du rock, ce sont même eux les précurseurs). Ils sont longtemps tombés dans l’oubli, rendant difficile la recherche d’albums physiques mais ont gagné un récent intérêt sur la scène afro.

L’un de leur son populaire fut Kothbiro (1976), une balade qui parle de la vie rurale un jour de pluie. Il regagna une visibilité auprès du grand public dans le film The Constant Gardener (2005) de Fernando Meireilles (que je vous recommande vivement).

Irony, sweet Irony, Mr Make America Great Again even if I am black, but I don’t care about black people because I am Rich now a repris ce son en 2018 dans Yikes.

Mais si, KANYE WEST, celui qui pense que l’esclavage est un choix et que Trump est un bon président.

I SAID WHAT I SAID !

Plus sérieusement, dans ce morceau, Kanye parle de ses démons, de la drogue ainsi que de différentes addictions. Le thème se manie parfaitement à la mélancolie de Kothbiro. Et il a pris la peine de créditer Ayub Ogaba, membre du groupe Black Savage et producteur du son.

https://www.youtube.com/watch?v=orGu5lQsgNg

Et vous, quels sons africains samplés préférez-vous ?

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